Non a la politique interventionniste des Etats-Unis à l'égard du Venezuela

Le secrétaire d'Etat, chef de la politique extérieure des Etats-Unis , Rex Tillerson et ex-directeur exécutif, de 2006 à 2016,de Exxon-Mobil : la plus grande compagnie pétrolière du monde, a visité récemment le Mexique, l'Argentine, la Colombie, le Peru et la Jamaïque. Avant et pendant sa visite, Tillerson a fait des déclarations répétés sur la nécessité d'un changement de régime au Venezuela.

L’un des objectifs de la tournée de Tillerson était de polariser sur le Venezuela. La stratégie des Etats-Unis visent des alliances continentales et internationales pour faire tomber le gouvernement du Venezuela. 

Juste après le départ de Tillerson, la Colombie déployait près de 4000 soldats à sa frontière avec le Venezuela, prétextant un contrôle de la migration et du narcotrafic. 

Alors que l'opposition vénézuélienne avait participé aux négociations avec le gouvernement à Saint-Domingue, elle fait soudainement marche arrière. Sous la pression du groupe de Lima : alliance de 14 pays qui réunit notamment l’Argentine, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Honduras et le Mexique-- s’était constitué en août 2017 pour coordonner depuis l'extérieur et chapeauté par les Etats-Unis et qui refuse à présent le dialogue et ne reconnaît pas la légitimité des élections présidentielles d'avril prochain, peu importe les résultats. Pourtant, deux d'entre eux: le Honduras et le Brésil ont récemment vécus eux-mêmes des transitions politiques fort douteux.

12 des 35 pays du sommet des Amériques souhaitent à présent exclure le Venezuela du prochain sommet qui se tiendra en avril 2018. Il s'agit là d'une tentative d'isolement du Venezuela de la part des alliés des Etats-Unis qui vise à rompre le dialogue entre pays latino-américains.

Nous condamnons la politique panaméricaine des Etats-Unis qui mène à la déstabilisation et fragilise la paix dans la région.

En 2014, les 33 pays du continent américain réunis autour de la CELAC (réunit tous les Etats du continent sauf les Etats-Unis et le Canada ) ont choisi de se proclamer «Zone de Paix » . En insistant sur le fait que la région est exempte d’armes nucléaires, ils se sont engagés en faveur d’une solution pacifique aux conflits « afin d’éliminer à jamais l’usage et la menace de l’usage de la force dans la région ».

En tant que mouvement de paix, nous défendons les principes de souveraineté, de dialogue et d’intégrité territoriale. Nous considérons les 76 bases militaires étasuniennes en Amérique latine et Caraïbe comme une menace pour la stabilité du continent car elle reflète une stratégie de déploiement rapide qui aurait pour unique objectif la défense des intérêts économiques des Etats-Unis. Le Venezuela n'est pas une menace pour la paix, la voie de la violence n’a pas sa place en Amérique latine.